ANDONI TOLOSA
Né à Hernani en 1963 et, très jeune déjà, passionné par la musique. “Autodidacta”, un groupe de musique Folk surgi au Lycée et les première notions de guitare de l’époque, qu’il utilise pour créer ses propres chansons. A cette passion pour la musique vient s’ajouter une autre inclination fondamentale, l’écriture. Cette seconde passion fut la première à donner ses fruits : un livre de poèmes intitulé “Satorrak” (Taupes), publié en 1989 par la Maison d’Édition Susa.
Outre ce livre et diverses collaborations dans des revues de littérature, il commence à l’époque à collaborer avec plusieurs groupes de Rock, pour lesquels il écrit plusieurs paroles de chansons (Madarikatuak, Kantoi, Deabruak teilatuetan, Ama Say…..). En 1991, il passe à la chanson d’auteur avec le surnom de “Morau” et, cette même année, il publie sa première maquette “Morau eta Galipot”, et donne, ensuite, ses premiers concerts en direct.
Après cette maquette, héritage direct du livre de poèmes, arrivent deux autres : “Morau” en 1993 et “Morau, Bakalau” en 1994. À cheval de ces deux maquettes, le nom de Morau devient habituel dans le circuit de bars et de petits locaux. Il faut ainsi mentionner la longue (pratiquement un an) tournée aux côtés de Xabier Montoia (retour en solitaire après plusieurs années de silence de l’ex-chanteur de M´AK). Ce chanteur de Hernani, surmontés les timides débuts, commence alors à offrir des directs intenses, pleins d’humour et d’ironie.
En automne 1996, il publie son premier travail discographique, sous le nom de Morau “el disco del sifón” (Gaztelupeko Hotsak), accompagné des musiciens du groupe Deabruak Teilatuetan.
Résultat : 14 chansons où le pop et les airs intimistes se fondent pour laisser entrevoir le fond tantôt ironique, tantôt dramatique, des textes et des mélodies. Les critiques sont excellentes et il sera classé par la revue Mondo Sonoro parmi les 10 meilleurs disques basques de 1997.
Le nom de “Morau” devient habituel sur les affiches des Festivals. Il joue avec Mikel Laboa, Tapia eta Leturia, Joxe Ripiau, Gozategi, Balerdi Balerdi……. Et un long etcetera.
Fin 1998, il publie son second CD, intitulé “Kantu Galduak” (Chansons Perdues). Il s’agit de 7 chansons à forte saveur acoustique ; certains de ses thèmes classiques qu’il n’avait pas encore enregistrés et plusieurs versions. Pour ce faire, il a notamment compté sur la collaboration de Tapia, Petti, ou Ñaco Goñi.
Après ce recueil, où il met en évidence son instinct acoustique et l’importance de la chanson comme mélodie et texte, au début de l’an 2000, Morau publie son second long play, “Amodio domestikoa”, pour lequel il compte sur l’aide d’un nouveau groupe de musiciens, à la tête desquels se trouve Beñardo Goietxe, le toujours effectif musicien de Bera (Noiz Hole) et Josu Gabellanes d’Ibarra (Uncle Mussls…) à la batterie.
Il s’agit de 14 chansons où l’on constate la tendance du chanteur vers des terrains plus baladistiques et à la fois plus “Countrys”. Avec également des versions (Mikel Laboa, traditionnel, Josi Ubeda), dans un disque à net goût électro-acoustique, exemple d’une maturité acquise sur scène, où le direct du chanteur est complété par la présence d’un groupe de base mais plein d’intensité, renforcé par la présence stable de Jesus Aguirresarobe (Txamuto, Larrua Truk) et de la nouvelle batterie, avec l’incorporation d’Igor Mendia, jeune mais imaginatif. Avec ces changements, le groupe acquiert une plus grande personnalité et aussi un nom, “Agotak”, qu’il utilisera depuis 2002.
Finalement, comme “Morau ta Agotak”, débute le travail de préparation d’un nouvel album. Un travail minutieux et lent qui s’achèvera à Noël 2003. Dans “Txukalda” (titre du disque) Morau répète la Maison de Disque, Gaztelupeko Hostal, ainsi que la formule de base : de bonnes chansons à rythme moyen et déroulement simple, où les mélodies, les voix et le travail de groupe sont le plus remarquable. Sans le moindre doute, le disque le plus rond de ce constructeur de chansons.
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