Badira hiru aste:Je t’écris de ce coinComme la derniäre fois/Il est vrai qu’en cette saisonIl fait froid/J’ai connu une jeune filleCela fait trois semainesJe dirais que ces yeuxM’ont facilement ensorcelé/Ce dernier voyage n’a pas étéPour fuir la maison/Màme si elle se trouve loin de moiJe ràve d’y retournerCar je pense toujours á vous/Ne croyez pas que je vous ai oubliésMais il n’est pas facileD’exprimer ses sentiments/Träs tìt le matin, je prendsLe train pour l’ouestSur les terres empierrées et oubliées/Par le plus vieux des cheminsLa vie nous montre souvent Ce qui est et ce qui n’est pasSi jamais elle m’a chÉtiéÁ présent elle me gÉte/J’essaie, mais, par les longues journéesLe coeur est tristeJe ne peux pas tenirLa promesse assurée/Car je chante “Loriak udan”/Pas trop souvent, ne pense pasJe n’ai pas encore oublié les parolesJe m’en souviens pour autant/
Letra hauek:J’ai attendu 20 ans Pour naître dans ce monde/Ce fut par une nuit étoiléeVoilâe par quelque nuage/ La gitane de la foire A réveille mes sens/Sa taille et sa poitrineSes mains fines/Et nous nous sommes couchés tous les deuxSous les étoiles qui nous contemplaient/Et pendant un momentJ’ai fait mienne cette nuit/Ces paroles, je les écrirai comme testamentPour que mes enfants sachent qui fut leur päre/Dans le pays des surnoms/On m’appelait “Zerraldo”(Cercueil)Ils se trompaient tous, ils se trompaient/Quand le vin me l’a permisJe l’ai aimée /Comme aucune autre filleComme aucune/Ces paroles ....
Egun argian: Ennemi de l’obscurité/coulant á la lumiäre du jour/du plaisir d’hier soir émane ton odeur/Dans le ciel deux nuages/soleil, va, tout en haut car mon seul désirest de chanter pour toi/Le champ fleurit petit á petit/n’est-ce pas le printemps/j’attends que ton automne vienne á nouveau/Le vent toujours assoiffé fait danser les frànes ces mains désirent/ rendre hommage á ta douce peau/Le hérisson dans l’entrée cherche la fontaine/chérie parce-que je t’aime j’ai besoin de boire avec toi/L’oeillet a rejoint les orties jusqu’á l’été/si tu n’étais pas si timide tu te dévàtirais/la nuit tombe petit á petit elle a suffisamment de raisons/bien que je sache que tu m’aimes dis-le moi de nouveau/
Begetarianoan:Nous sommes entrés tous les deux au végétarien, á midi, un lundi/, au menu, le buffet,des épinards, de la lasagne verte et de la tarte aux pommes/ pour finir tout d’un coup l’attroupement, ils sont six, et dérriäre eux des images noires/ils les ont fait tous sortir et nous avec, de peur de prendre une caresse/Les jambes écartées et contre l’Opel Corsa, sans pouvoir arràter les attouchements/les jeunes face á terre, sans rien dire et en sueur, les livres dans un coin/seize, dix-sept, ce jour-lá ils ont goñté á la poussiäre de la rue/et les épinards en train de refroidir, et des attouchements dans les parties/“Et tes papiers?”, heureusement que je n’ai pas oublié ma carte á al maison “Et tes papiers?”, pas de légumes, ceux-ci sont carnivores/Un long quart d’heure en diagonale, les ombres s’allongent, quel grand/sentiment, une totale impuissance, sentir de si präs/ que celui qui pourrait àtre ton voisin, te met sous son joug, comment/comment l’impuissance, peut clouer dans ta mémoire le mépris./Les jours sont passés, et je dois tout oublier, le temps guérit tout/Maintenant nous allons au mexicain, lá-bas au son des mariachis on dîne tranquillement/Cette histoire a été un fait isolé dans un paysage de douleur, comment/ comment l’impuissance, une fois qu’on la ressent, facilite le futur/“Et tes papiers?” .../
Beso helduetan: Un sourire sournois de sept ans/Un évänement inimaginable d’avance/Il est balancé dans des bras adultes Freinant un futur incertain/L’enfant est repu de moments Composés d’images á grande vitesse Et ils glissent ensemble, glissent ensemble Et s’entassent tous en son for intérieur/Debout par terre, l’âme balancée/L’ombre fendue qui porte un enfant/Á cause d’un incertain hasard Comme ceux qui sont marqués á la naissance/Á travers la coulée qui te fera fondre/Le plaisir le comble de tous les sens/Essayant d’esquiver ce qui pourrait arriver/Sans tenircompte du destin/Au moment oó les imprévus, les remords,Prennent ensemble le màme sens/Au delá de la simple curiosité/Face aux regards pénétrants/Un chapitre de l’histoire d’un soir/Le plaisir le comble de tous les sens/Äa suffit, pour mettre du venin dans les veines/
Gabon gauean:Le soir de Noâl je me suis dévàtu/J’ai fait tinter les verres/Et mouillé la chaleur avec du champagneEt j’ai passé la nuit de Noâl dans la rue/Voler les vieillesFlanquer une rÉclée au mari, facile,/Chercher le plaisir de l’argent/La nuit de Noâl au commissariat/Se réveiller le matin nerveux et aveuglé/Chercher la douceur dans le souvenir/Et ne pas pouvoir se chooter, pas pouvoir se chooterEt ne pas pouvoir se perdre dans les souvenirs/Mais moi tu m’as rendu heureux/Nerveux et sans pouvoir apaiser les démangeaisons/Assoiffé et assouvi par la sueur/J’ai vidé une Tenents de neuf degrésEt dans la tàte neuf mille degrés/Le Päre dans l’armoire, la Märe sur le sommierLes fräres et soeurs dans la penderie/Moi, sur le cheval präs de tomberJ’en ai oublié qui était mon grand-päre/Mais moi tu m’as rendu heureux/Quatre époques sont passées Sans pouvoir apaiser la sueur/Passer la nuit de Noâl dans la rueEt ne pas pouvoir se perdre dans les souvenirs/Mais moi tu m’as rendu heureux/
Idazlea: L’écrivain regarde l’eau/Des coups de vent surviennent sans arràt/Dessinant une musique sur les vagues/Il lit sur la surface de l’eau La bile aiguise les vers/Les bruits des pas des danseurs en l’air, sur l’eau/L’écrivain, habillé en cuir/Fait danser la plume en regardant l’eau/Ma chäre, le frisson des souvenirs/Dans le besoin, comme blessé Le son de l’argent quand il nous manqueOn te doit un chant, ami, en compensation./
Lekandapean:Angoissé au pied du Lekandales loups hurlent/màme si l’on est un seul peupleje vois deux mondes/Á Estarta le renardest rusé on n’en peut plus/ce qui est mensonge pour les unsest vérité pour les autres/Les souris qui viennent et vontnous ont vidé le grnier/ les grand voleurs sont dans la rue et les petits en prison/Le corbeau noir chante souvent pour le merle/jusqu’á quand devrons-nous sonner le glas/Á la montagne le coucou fait coucou et le coq coquorico au moment oó il faut parler pourquoi restons-nous muets?Le milan est sur le figuier et le chat au coin du feu/celui qui est loin quand sera-t’il á cìté de l’àtre cher?/Je veux vivre en paix parmi les animaux dans un pays libre/qui ne sera sous la domination de personne/Des crissements entre les nuages/les oies nous quittent pour aller au loin/qu’elles emportent nos peines et nos larmes/Dans la rue les feuilles tombent, tombent/De la fenàtre les yeux cernés/Le vent frappe sur la porte Et les feuilles tombent, tombent/
Gaur gurutzatu gara:Nous nous sommes croisés aujourd’hui comme tant d’autre fois/toi tu étais assise lá moi je descendais la rue/ton apparence n’est pas la màme que d’habitude la tristesse de ces yeux est-elle habituelle?/Aujourd’hui je viens á cìté de toi pour te tenir compagnie/“N’as-tu pas, mon filsrien d’autre á faire?”/je vais voir les copains je ne suis pas pressé tu me racontes que tu avais toi aussi des amis pour aller danser et que les années passent sans qu’on s’en aperáoive...“vas-y tu es jeune ne perds pas de temps avec moi”/Je t’ai pris la main bonjour, mamie comment va-t’elle aujourd’hui la dame de notre quartier?/ sur le visage ridé le passé est présent pas un mot, un geste á mon intention avec ce sourire tu as tout dit/Hier quatre-vingt-cinq que tu portes sur toi qui le dirait te voyant si coquette ton petit-fils t’a aujourd’hui rendu visite mais tu as rendez-vous avec la vie.../regarde mamie comme le ciel est clair gardienne du temps et aussi son esclave s’il y avait de la joie je la partagerais avec toi je t’ai donné un baiser pour que tu me rendes un sourire/ nous nous sommes mis d’accord pour jouer aux cartes demain si je gagne träs bien si je perds tant mieux/
Killin:Je m’en vais, seulau revoir je ne voudrais pas commencer á quémander des adieux il ne se passera pas énormément d’années/pendant mon absence prenez soin de vous/Je vais te réciter quelques vers á toi qui a écrit il y a longtemps mon requiem/ce que je t’ai pris je te le rends pour ne pas porter tout ce poids sur moi/Je suis né un jour dans tes rues/pourquoi m’avoir pris pour fils étant jeune je me suis rebellé et je me suis lié á une gitane/Ta coläre aussi s’est réveillée la misäre était coupable/elle était sorciäre et moi j’étais démon nous en avons causé des dégâts/Puis les enfants sont nés et les angoisses/sont venues avec, les heurtoirs du village se sont tus alors les nuits de Killin se sont achevées/J’ai alors commencé á boire comme un trou á insulter ceux que j’avais á cìté/ si je m’étais noyé dans une cuve de vin pour que les sorciäres m’emportent avec elles/ Je ne vous dis pas adieu seulement au revoir/ le temps m’a échappé en échange de ma santé les sorciäres pressées/pendant un bon nombre d’années je dirais màme qu’elles me cherchaient/
Grabatu bat (mundua errez egiten):Une gravure sur une feuille de cuivre/les images dansent/ils ont appris á lire le monde,en chansons courtes/ La sienne, une chevelure rousse/de couleur or et lumiäre/ des chansons courtes, le monde facile/pendant trois ans, ils se sont aimés/Le vieux disque de couleur foncée/des notes pures mouillées de poussiäre/voyageant du vert au vert/ràvant, au moment du retour/
Edari goxoa: Messieurs, quelle douce boisson Elle réveille l’âme/Buvons un dernier coupAvant de fermer la porte/Nos femmes sont parties fâchées Maudissant leurs noms/Faisons la derniäre les copains Avant l’avertissement/Nous ne sommes pas venus au monde pour souffrir Ni pour nous occuper des nìtres Faisons vite la derniäre L’enfer nous attend/
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